Le lac au fil du temps
Depuis l'installation des premiers colons, en 1903, les activités agricoles et résidentielles se sont développées autour du lac. Petits élevages et cultures font partie du paysage. Villégiateurs et agriculteurs profitent à loisirs de la beauté du lac et de sa richesse. Pédalo, baignades, pêche, ... le 1er Mandeville, devenu lac Mandeville, jouit d'une belle réputation et pourtant les ennuis commencent. En 1971, un premier échantillonnage révèle la présence de coliformes fécaux et annonce la fragilité du lac.

Malgré cela, en 1987, le ministère de l'environnement émet un premier certificat d'autorisation pour l'exploitation d'une porcherie industrielle dans le bassin versant du lac. D'autres autorisations suivront jusqu'en 2001 alors que dès 1993 il est établi que la qualité de l'eau s'est beaucoup dégradée.
À l'été  2003, le MDDEP dénombre 28 868 068 cyanobactéries par millilitre d'eau. 

En 2004, la réactivation du comité des citoyens du lac Mandeville, créé en 1994, marque le tournant de la mobilisation citoyenne pour la protection du lac. Le suivi de la qualité de l'eau est assuré tous les étés dans le cadre du Réseau de surveillance volontaire des lacs et les membres du comité multiplient les opérations pour sensibiliser les riverains, comme les pouvoirs publics, - gouvernement, municipalité, organismes locaux-.

Pour l'avenir, un seul mot d'ordre : Halte aux apports de phosphore !
Les prochaines actions devront être le signe d'une volonté réelle de tous de protéger le lac Mandeville et avec lui l'ensemble des cours d'eau jusqu'au Lac Saint-Pierre.
Le lac Mandeville à la décharge dans la rivière Mandeville


Historique
Périodes : 1903-1986    1987-2002    2003-2004    2005-2006    2007-2008
  • 1903, installation des premiers colons au 1er Mandeville;
  • 1950, défrichage du tour du lac et mise en culture des terres ; présence d’un poulailler industriel et d’un moulin à scie;
  • 1955, début de la villégiature;
  • 1962, diagnose du lac par le ministère de la Faune. Lac très poissonneux, grande diversité d’espèces,  premiers signes d’eutrophisation observés;
  • 1967, étude bathymétrique et diagnose du lac  par le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche. Lac peu profond;
  • juin 1971, premiers échantillonnages du lac dans le cadre d’une étude bactériologique du lac Mandeville  . Présence de coliformes, rives déboisées, côte IDEC D. On recommande la création d’un comité de lac et la mise en ordre des fosses septiques;
  • 1978, première campagne de contrôle des fosses septiques autour du lac par la municipalité de Mandeville ;
  • 1987, autorisation donnée par le ministère de l’Environnement pour l’établissement et l’exploitation d’un élevage porcin de 200 truies et 1200 porcelets;
  • 1993, dégradation marquée de la qualité de l’eau. La municipalité de St-Charles-de-Mandeville mandate le Service d’aménagement de la MRC de d’Autray pour échantillonner l’eau du lac, trouver les sources de pollution et proposer des solutions;
  • 1994, création du comité du lac Mandeville;
  • novembre 1995, Étude sur la dégradation de la qualité de l’eau du lac Mandeville réalisée par Labexcel inc. à la demande de la muninipalité de St-Charles-de-Mandeville;
  • novembre 1995, autorisation donnée par le ministère de l’Environnement à Ferme Rechamayakayajo, située  à quelques centaine de mètres du lac Mandeville, pour l’exploitation d’un nouvel établissement de production porcine. Le cheptel est modifié,  340 truies et 1025 porcelets , le nombre d’unités suidées autorisées quant à lui reste inchangé, soit 290;
  • 1996-2000, vérification et  mise à l’ordre des fosses septiques selon les normes tel que demandé par la municipalité;
  • septembre 2001, autorisation donnée par le ministère de l’Environnement à l’entreprise Cérémax Mandeville, entité de la ferme porcine , pour la modification et l’exploitation d’un bâtiment d’élevage de 338 m2  en vue de remplacer le type d’élevage pour garder 300 cochettes soit 75 unités animales de suidés sur litière mince, l’exploitation d’un bâtiment d’une superficie de 196 m2 servant de salle d’attente pour une période de 1 jour par élevage et l’aménagement et l’exploitation d’un ouvrage d’entreposage des fumiers muni d’une toiture;
  • 29 juillet 2003, prélèvement d’échantillon d’un bloom par le ministère de l’Environnement à la suite  d’une plainte d’un citoyen (résultats : 28 868 068 cyanobactéries/ml dont 31% d’Anabaena et 17% de Microcystis)
  • février 2004, réactivation du comité du lac Mandeville;
  • février 2004, Plan de restauration du lac Mandeville, (Étude de pré-faisabilité) réalisée par HBA Environnement à la demande de la municipalité et présentée au printemps 2004 aux citoyens . Estimé des coûts des différents travaux préconisés, communiqué en 2006.
    Prévisions budgétaires pour les interventions en cours d’eau : 388 260 $; en rive : 104 571 $; en milieu lacustre : de 0 à 1 050 050 $ selon le volume et l’épaisseur de sédiments à draguer;
  • février 2004, essais de dragage sur glace du lac réalisés par Priscillia Fortier, ing. jr.. Constitution des sédiments extraits : matériel organique en décomposition anaérobie dont l’aspect et l’odeur s’apparentent à ceux du lisier;
  • 2004, demande de subvention pour réaliser la diagnose et un projet pilote de restauration rédigée et financée directement par la firme Teknika HBA;
  • été 2004, première participation au Réseau volontaire de surveillance des lacs du ministère de l’Environnement, station 75. Résultats :  Moyennes pour l’année 2004 : Transparence estivale moyenne (profondeur du disque de Secchi) : 0,8 m ; Données physico-chimiques : Phosphore total : 51,1 μg/l,  Chlorophyle a : 55 μg/l, Carbone organique dissous : 4,5 mg/l ;
  • mai 2005, proposition par Teknika HBA à la municipalité d’une étude de faisabilité pour abaisser le niveau du lac pour un éventuel dragage du lac ;
  • été 2005, résultats des relevés du RSVL. Moyennes pour l’année 2005 : Transparence estivale moyenne (profondeur du disque de Secchi) : 1,6 m ; Données physico-chimiques : Phosphore total : 27 μg/l,  Chlorophyle a : 20 μg/l, Carbone organique dissous : 4,7 mg/l;
  • janvier 2006, demande de la municipalité à Teknika HBA d’une proposition pour la caractérisation du lac. Coût estimé de la caractérisation : 75 000 $  ;
  • janvier 2006, rédaction par Priscillia Fortier, ing. jr, d’un estimé budgétaire pour une étude de faisabilité du dragage du lac Mandeville. Coût total estimé : 69 916 $ dont 35 409 $ pour la caractérisation des sédiments ;
  • janvier 2006, demande de création du comité consultatif de sous-bassin versant de la Rivière Mandeville par le comité des citoyens du lac Mandeville à AGIR Maskinongé;
  • 7 février 2006, émission d’un avis de motion par la municipalité pour le dépôt d’un règlement "décrétant la réalisation d’une étude de préfaisabilité afin de restaurer le lac Mandeville, décrétant un emprunt maximal de 70 000$ et décrétant l’imposition d’une tarification, telle tarification étant imposée à tous les contribuables du Lac Mandeville, aux fins d’assurer le remboursement de cet emprunt sur une période de 5 ans." ;
  • 22 février 2006,  demande formelle au MDDEP, par le Comité des citoyens du lac Mandeville, d’un plan d’action structuré pour la restauration du lac Mandeville ;
  • 22 février 2006,  rejet par le MDDEP de la demande d’autorisation de la municipalité et du Groupe HBA experts-conseils pour l’intervention sur le lac Mandeville pour la réalisation d’une étude de faisabilité pour le dragage du lac et confirmation par le MDDEP , qu’aucune subvention n’est envisagée ni pour la réalisation des travaux de caractérisation, ni pour ceux éventuels de dragage ;
  • mars 2006, retrait par la municipalité de l’avis de motion (Lac Mandeville) du 7 février 2006 ;
  • mars 2006, émission par la municipalité d’un permis de lotissement pour la construction d’une résidence en bordure du lac dans une zone où l’on constate la présence d’herbes aquatiques jusqu’au chemin . En août 2006, le Comité des citoyens du lac Mandeville demande à la municipalité des précisions sur les conditions d’émission de ce permis au regard de la détermination de la ligne des hautes eaux . Réponse de la municipalité, le 13 septembre 2006  : "[…]Nous vous informons qu’aucun document ne correspond à votre demande au sujet de la ligne des hautes eaux.[…]";
  • août 2006, demande au MDDEP par la municipalité de la modification du zonage des 2 lots en bordure du lac pour la construction de 29 condominium. Le comité des citoyens du lac Mandeville demande au MDDEP de rejeter la demande;
  • été 2006, résultats des relevés du RSVL. Moyennes pour l’année 2006 : Transparence estivale moyenne (profondeur du disque de Secchi) : 0,9 m ; Données physico-chimiques : Phosphore total : 29,7 μg/l,  Chlorophyle a : 53 μg/l, Carbone organique dissous : 4,1 mg/l;
  • été 2006, premier avis de la Direction de la Santé publique recommandant de ne pas utiliser le lac à des fins récréatives. Avis levé le 29 mai  2007;
  • automne 2006 inventaire des puits par la municipalité;
  • février 2007, rejet par le MDDEP d’une demande de révision des certificats d’autorisation d’épandage autour du lac déposée par le Comité des citoyens du lac Mandeville;
  • 19 mai 2007, analyse de l’eau de 23 puits résidentiels et du ruisseau Paquin. 8 puits présentent un taux de phosphore supérieur à 0.02 μg/l, le ruisseau Paquin : 0.161 μg/l (Résultats complets présentés à l'AG 2007) ;
  • 14 juin 2007, émission par la Direction de la Santé publique d’une recommandation demandant aux citoyens d’évaluer l’état du lac avant  de l’utiliser à des fins récréatives ;
  • 9 août 2007, présentation du lac et de sa problématique à Line Beauchamp, ministre de l'Environnment, par le comité des citoyens du lac Mandeville;
  • été 2007, résultats des relevés du RSVL. Moyennes pour l’année 2007 : Transparence estivale moyenne (profondeur du disque de Secchi) : 0,7 m ; Données physico-chimiques : Phosphore total : 43  μg/l,  Chlorophyle a : 128 μg/l, Carbone organique dissous : 5,2 mg/l;
  • 12 septembre 2007, dépôt du règlement de contrôle intérimaire relatif à la production porcine par la MRC de d’Autray;
  • mars 2008, dans le cadre du Plan d’intervention sur les algues bleu-vert du gouvernement, identification par le MAPAQ du bassin versant de la Rivière Mandeville comme zone d'intervention prioritaire du Plan d'amélioration de la qualité de l'eau en milieu agricole 2008-2017;
  • avril 2008, adoption d’un règlement municipal pour la prise en charge par la municipalité du suivi et de l’entretien des fosses septiques, frais engagés facturés aux résidents sur les comptes de taxes;
  • juin 2008, adoption d’un règlement municipal pour l’aménagement des bandes riveraines résidentielles;
  • 6 juin 2008, dépôt d'une proposition de projet pilote pour la restauration  du lac Mandeville au MDDEP par la municipalité de Mandeville et le comité des citoyens du lac Mandeville.  La municipalité a confié à la firme HBA- Experts Conseils le mandat d'élaborer la proposition;
  • 13 juin 2008, présentation par AGIR Maskinongé des plans directeurs de l’eau des bassins versants des rivières Maskinongé et Mandeville;
  • 25 août  2008,  rejet de la proposition de projet pilote par le MDDEP;
  • août 2008 - à ce jour, le MAPAQ réalise un projet pilote  afin d'indentifier les bandes riveraines et les zones d'érosion sur les terres en bordure du ruisseau Paquin et de la rivière de charge en provenance du lac Deligny.




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