Le Plan agro-environnemental de fertilisation ne
tenant pas compte de la capacité de support du milieu
aquatique, 3 000 mètres cubes de lisier
de porcs liquide ont été épandus
chaque année, depuis plus de dix ans, autour du lac sur 50% de la superficie
agricole. La culture de maïs à grands et étroits
interlignes a été utilisée comme moyen de disposer
des lisiers, printemps comme automne.
D’autres entreprises agricoles autour du lac ont
recours à d’autres types de fertilisation.
Mais quelque soit le type et la quantité de fertilisants
épandus autour du lac Mandeville, les PAEF n’émanent
pas d’une concertation entre l’agronome et le MDDEP
en fonction de la capacité des bassins versants et leur application
n’est pas contrôlée de façon systématique. La Direction régionale Lanaudière du MDDEP,
indiquait, en avril 2006, qu’elle ne possédait
aucune caractérisation des terres exploitées autour
du lac Mandeville, ni de calendrier des inspections.
Lorsqu’il s’agit de décrire les problématiques du
lac Mandeville, ce point ne peut être passé sous
silence sous peine de nuire à la compréhension de
certains défis de sa restauration.
Chaque printemps, on observe dans les champs des
signes d’érosion caractérisés ; crevasses, ruissellement,
débordement de ruisseaux et de fossés agricoles.
L’absence d’
aménagement adéquat des bandes riveraines,
des fossés et des ruisseaux agricoles contribue
au ruissellement des sédiments et à l’accumulation
du phosphore dans le lac.