Problématique du lac Mandeville et de son bassin versant
"La qualité de l’eau du lac Mandeville s’est grandement dégradée durant l’été : lors d’une visite effectuée le 8 septembre 1993, il a été constaté que l’eau était verte et opaque.
Par ailleurs, les analyses bactériologiques montrent que la charge organique et minérale qui pénètre dans le lac est nettement supérieures aux normes admissibles."

Saint-Charles de Mandeville. Rapport sur la qualité de l’eau du lac Mandeville, Marc-André Bunzli, M.Sc. Env., MRC de d’Autray, 1993, Annexe IV

Situé à l’extrême Sud du bassin versant de la rivière Mandeville, le lac Mandeville est dans un état d’eutrophisation avancé.

La qualité de l'eau s'est dégradée au fil du temps sous la pression des activités résidentielles et agricoles.

En 2003, un rapport d’analyse du MENV révélait la présence de 28 868 068 cyanobactéries/ml d’eau dont 48% de Mycrosystis flos-aquae et de Anabaena plactonia.

Les trois cours d’eau principaux qui alimentent le lac sont, à l’origine, exempts de toute pollution. Deux d’entre eux, subissent une surcharge en nutriments lors de leur passage à travers les zones agricoles en bordure du lac.

Rappelons que le lac Mandeville est dans une dépression collinaire, qu’il est peu profond et que les sols qui l’entourent sont majoritairement argileux donc très peu perméables.

algues bleu-vert au lac Mandeville, le 15 aôut 2004


Problématique résidentielle
Certains chalets ont été construits si près du lac que l’on peut aisément  penser qu’ils sont dans la ligne des hautes eaux, même si celle-ci n’a pas été établie.

Les choix paysagers faits par les riverains au fil des ans privent le lac d’une protection naturelle essentielle pour arrêter les sédiments quelque soit leur origine.





Problématique agricole
Le Plan agro-environnemental de fertilisation ne tenant pas compte de la capacité de support du milieu aquatique, 3 000 mètres cubes de lisier de porcs liquide ont été épandus chaque année, depuis plus de dix ans, autour du lac sur 50% de la superficie agricole. La culture de maïs à grands et étroits interlignes a été utilisée comme moyen de disposer des lisiers, printemps comme automne.

D’autres entreprises agricoles autour du lac ont recours à d’autres types de fertilisation.
Mais quelque soit le type et la quantité de fertilisants épandus autour du lac Mandeville, les PAEF n’émanent pas d’une concertation entre l’agronome et le MDDEP en fonction de la capacité des bassins versants et leur application n’est pas contrôlée de façon systématique. La Direction régionale Lanaudière du  MDDEP, indiquait, en avril 2006, qu’elle  ne possédait aucune caractérisation des terres exploitées autour du lac Mandeville, ni de calendrier des inspections.  
Lorsqu’il s’agit de décrire les problématiques du lac Mandeville, ce point ne peut être passé sous silence sous peine de nuire à la compréhension de certains défis de sa restauration.

Chaque printemps, on observe dans les champs des signes d’érosion caractérisés ; crevasses, ruissellement, débordement de ruisseaux et de fossés agricoles.

L’absence d’aménagement adéquat des bandes riveraines,  des fossés et des ruisseaux agricoles contribue au ruissellement des sédiments et à l’accumulation du phosphore dans le lac.



©2008 Comité des citoyens du lac Mandeville. Tous droits réservés.
Webéditrice: Guylène de Mascureau, infoVives.